FONDS NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET
DE L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE

 
Détails du projet

Intitulé du projet

Etude épidémiologique de la trypanosome bovine et activité trypanocide d’extraire organique des feuilles et racines de Elaeis guineensis et décorce Khaya senegalensis au Bénin.
 

Année de lancement

2015
 

Année d'achèvement

2018
 

Coordinateur du projet

Prof. Marc T. KPODEKON
 

Entité(s) de recherche

Laboratoire de Botanique et Ecologie Végétale (LaBEV) et Laboratoire de Recherche en Biologie Appliquée (LARBA) ;
 

Analyse

Lieu géographique

Huit(08) départements sur les 12 que compte le Bénin
 

Domaine thématique

Epidémiologie Vétérinaire, argo-alimentaire, connaissances endogènes dans le domaine des maladies courants
 

Objectif général


 

Résumé

En Afrique subsaharienne, le trypanosome constitue une menace non négligeable aussi bien pour les humains que pour le bétail. Elle sévit 36 pays et menace 55 millions de personnes dans plus de 200 foyers. Pour faire face à ce problème, plusieurs spécialités pharmaceutiques sont utilisées, mais la difficulté rencontrée aujourd’hui dans la lutte contre cette maladie est l’apparition de chimiorésistance des agents responsables aux molécules habituellement utilisées. Cependant, bien que méconnue et négligée l’ethnomédecine africaine, et plus particulièrement béninoise, lutte plus au moins efficacement contre bien de pathologies dont la trypanosome. Le présent projet intitulé « Etude épidémiologique de la trypanosome bovine et activité trypanocide d’extraits organiques des feuilles et racines de Eleais guineensis et d’écorce de Khaya senegalensis au Bénin » a donc pour but la valorisation des pratiques ethnomédecinales pour le traitement de la trypanosome au Bénin. Il s’agira, suite à une enquête épidémiologique, d’évaluer l’efficacité d’extraits organiques des feuilles et racines de Eleais guineensis et d’écorce de Khaya senegalensis dans le traitement de la trypanosome au Bénin. Cette nouvelle approche thérapeutique serait d’un grand apport au traitement endogène dont l’efficacité et l’efficience augmentera le revenu des éleveurs de bovins. Le coût global du projet est de 43 millions six cent trente-six mille francs CFA (43.636.000 FCFA). (iii) Evaluer in vivo les propretés médicinales des principales espèces ligneuses utilisées pour le traitement des pathologies animales la plus récurrente. Après une synthèse bibliographique, les données ethnobotaniques portant sur les plantes ligneuses les plus utilisées dans la pharmacopée béninoise seront collectées. Des transectes seront réalisés sur le terrain pour évaluer l’abondance et la densité de ces différentes plantes prioritaires pour la conservation. La diversité taxonomique des ligneux médicinaux sera étudiée de même que le patron de distribution des ligneux employés au Bénin. Les coordonnées géographiques des points de présence des ligneux principaux identifiés et les données bioclimatiques seront utilisées pour modéliser les aires prioritaires actuelles et futur de distribution de ces ligneux sous l’effet des changements climatiques. Les différents bénéficiaires de ce projet sont les tradi-praticiens ; les éleveurs et les chercheurs. A la fin ce projet, il est attendu les résultats suivants : La liste des ligneux médicinaux pour le traitement des maladies humaines et pathologies animales les plus récurrentes susceptibles d’être conservés ; les zones des aires prioritaires pour la conservation des ligneux médicinaux les plus employés dans leur milieu actuel et futur est connu ; l’efficacité des principales espèces ligneuses utilisées dans les pathologies animales est appréciées. Les résultats seront publiés et édités puis vulgarisés au niveau national et diffusés au niveau des populations locales. Le projet vise à aider les communautés locales à l’implantation ou à l’enrichissement des jardins des plantes médicinales pour la conservation des plantes rares ou en voies de disparition qui sont les plus employées dans le traitement des maladies récurrentes. Aussi le projet vise-t-il à aider les éleveurs de petits ruminants dans la lutte contre les pathologies dominantes. Ce projet participera au renforcement des capacités des étudiants (Doctorants et mémérants) et permettra le renforcement de la coopération interinstitutionnelle à travers la collaboration avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux (CIRAD) du présent projet. La durée du projet est de 3 ans avec un budget de 35.970.000 CFA. Mots clés : Diversité, disponibilité, plantes médicinales ; aires prioritaires favorable ; changement climatique ; pathologie anomale.

 

Résultats obtenus(les réalisations)

Dans le cadre de l’exécution de ce Projet, plusieurs activités ont été réalisées. La prévalence de la trypanosomose dans les élevages bovins et dans les trois abattoirs centraux du Bénin (Cotonou/Porto-Novo, Bohicon et Parakou) a été établie. Les différentes espèces de trypanosomes qui affectent les bovins au Bénin ont été identifiées. La toxicité des extraits aqueux des feuilles d’Elaeis guineensis et des écorces de Khaya senegalensis a été évaluée sur les bovins en station à la ferme d’élevage de Bétécoucou. Les activités en perspective concernent la caractérisation moléculaire des différentes espèces de trypanosomes au Bénin par la PCR-RT ainsi que l’évaluation de l’efficacité in vivo des extraits organiques des feuilles de Elaeis guineensis et d’écorce de Khaya senegalensis sur des bovins atteints de trypanosomose. Ainsi, comme résultats, il est établi que la prévalence de la trypanosomose dans les élevages bovins du Bénin est de 38,55% en saison des pluies contre 15,56% en saison sèche avec des taux respectifs de 10,99 %, 17,58 % et de 21,50 % dans les centres d’abattages de Bohicon, Cotonou/Porto-Novo et Parakou. En outre, les extraits aqueux des feuilles d’Elaeis guineensis et d’écorce de Khaya senegalensis sont non toxiques à 2000mg/kg de poids vif sur les bovins et face aux larves d’Artemia salina. En perspective, les caractéristiques moléculaires des différentes espèces de trypanosomes qui sévissent dans les élevages bovins seront connues puis l’efficacité in vivo des extraits aqueux des feuilles d’Elaeis guineensis et d’écorces de Khaya senegalensis chez les bovins d’élevages atteints de la trypanosomose évaluée.

 

Impacts socio-economiques

NEAN

 

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